La place de l'Opéra est une place de Paris située dans le Neuvième arrondissement.
Description
À l'époque de sa création, en même temps que celle de l'Opéra de Charles Garnier, cette place a comme intérêt majeur de donner au piéton le recul suffisant pour admirer la façade principale de l'édifice. Elle fait aussi partie des transformations de l'urbanisme de la capitale, voulues par Napoléon III et concrétisées par le baron Haussmann, pour faciliter les circulations de toutes sortes.
L'endroit prend une importance particulière avec le passage de plusieurs lignes du métropolitain. À l'aube du 20ᵉ siècle, une polémique naît. Nous sommes alors en plein essor de l'Art nouveau face à l'académisme ambiant et le choix de l'artiste devant les réaliser se révèle problématique. Les sorties « doivent être aussi majestueuses que le monument qu'elles desservent ». Un des premiers consultés est tout naturellement Hector Guimard, lequel réalise toutes les commandes du genre pour la ville. Après de nombreux débats, la hauteur et le style de la gare conçue par l'architecte sont jugés en total désaccord avec ceux de l'Opéra. Le projet d'une station aérienne à structure métallique fait rapidement place aux discrètes bouches sortant des deux terre-pleins centraux que nous connaissons aujourd'hui.
Origine du nom
Cette place doit son nom au théâtre national de l'Opéra auquel elle mène.
Historique
Projetée par décrets du 14 novembre 1858 et du 29 septembre 1860, cette place a été formée en 2 phases :
- la partie située au nord du boulevard des Capucines, par décret du 16 juillet 1862 ;
- la partie située au nord du boulevard des Capucines, par décret du 24 août 1864.
Initialement dénommée « place Napoléon », en l'honneur de Napoléon III, elle devient « place de l'Opéra » en 1873.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- Au 19ᵉ siècle, Adolphe Goupil et ses associés ouvrirent sur cette place un magasin de vente d'estampes et d'édition d'art vendant dans le monde entier. L'affaire fut mise en liquidation de 1917 à 1921.
- Au numéro 5 se trouve le Grand-Hôtel (désormais InterContinental Paris Le Grand), au rez-de-chaussée duquel se trouve le Café de la Paix.
- Au numéro 6 étaient les bureaux du journal L'Écho de Paris. Sous la Troisième République, une pancarte annonçait les résultats les soirs d'élection, attirant une foule qui applaudissait ou sifflait selon son opinion politique. C'est l'ancêtre des soirées électorales télévisées.
- Au numéro 9 se trouvait au XIXe siècle le magasin du Docteur Pierre.